Editions Allia

Du plaisir de haïr

William Hazlitt

“La nature, à y regarder de plus près, semble faite d’antipathies: sans quelque chose à haïr, nous perdrions le ressort même de la pensée et de l’action. La vie se changerait en une mare stagnante si elle n’était agitée par les intérêts discordants et les passions déréglées des hommes.”
Ce n’est pas l’amour qui meut les hommes, mais bien, à tous les niveaux, la haine. Hazlitt, avec une sorte de joie masochiste, s’applique dans ce bref mais percutant essai à montrer comment cette passion si décriée, qui va de la simple irritation à l’envie de meurtre est à la racine même de l’existence. La politique, les arts, les sentiments apparemment les plus nobles, rien n’échappe à son emprise. Héritier de Diogène, cousin de Leopardi, précurseur de Cioran, Hazlitt, avec Du plaisir de haïr, vient prendre sa place dans cette grande famille des esprits démystificateurs, dont la violence, le cynisme et la noirceur cachent le moraliste blessé.
Traduit de l'anglais par Patrice Oliete-Loscos.

Le ver dans la pomme

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