Editions Allia

La Génération qui a gaspillé ses poètes

Roman Jakobson

“Exécution de Goumilev, longue agonie spirituelle, tortures physiques insupportables, mort de Blok, privations cruelles et mort dans des souffrances inhumaines de Khlebnikov, suicides prémédités de Essenine et de Maïakovski. C’est ainsi que les années vingt de ce siècle ont vu mourir, à l’âge de trente à quarante ans, les inspirateurs d’une génération, et pour chacun d’eux, la conscience d’une fin irrémédiable, avec sa lenteur et sa précision, fut intolérable.”
La Génération qui a gaspillé ses poètes sonne comme un requiem pour une génération sacrifiée : celle des poètes russes des années vingt exécutés, torturés comme Blok ou suicidés, comme Essenine et surtout Maïakovski, que Jakobson a bien connu avant de fuir la Russie et à qui est consacré l’essentiel de ce texte. À travers cette figure tragique, tourmentée, contradictoire, déchirée entre l’idéal révolutionnaire et le désespoir personnel, l’auteur fait revivre toute une époque et livre un témoignage unique.
Traduit du russe par Marguerite Derrida.

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