Editions Allia

Les Nuits d’octobre
On se croirait dans le monde.

avril 2010 - prix: 3,10 €
format : 90 x 140 mm
96 pages
ISBN: 978-2-84485-347-9


Extrait des Nuits d'octobre

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Les Nuits d’octobre

Gérard de Nerval

“Sous les colonnes du marché aux pommes de terre, des femmes matinales, ou bien tardives, épluchaient leurs denrées à la lueur des lanternes. Il y en avait de jolies qui travaillaient sous l’oeil des mères en chantant de vieilles chansons. Il y en avait de jolies qui travaillaient sous l’oeil des mères en chantant de vieilles chansons. Ces dames sont souvent plus riches qu’il ne semble, et la fortune même n’interrompt pas leur rude labeur. Mon compagnon prit plaisir à s’entretenir très longtemps avec une jolie blonde, lui parlant du dernier bal de la Halle, dont elle avait dû faire l’un des plus beaux ornements…”
Condisciple de Théophile Gautier au Lycée Charlemagne, le poète Gérard de Nerval (1808-1855) publie ses premiers vers à 18 ans puis traduit le Faust de Goethe, ce qui, d’emblée, lui valut une certaine renommée. Après des études de médecine, il traverse l’époque de la “Bohème galante”, avant d’être frappé, en 1841, par une première crise de folie ; le songe entame son échappée dans la vie réelle. Gérard de Nerval est à maintes reprises interné, périodes qui alternent avec de nombreux voyages, notamment en Allemagne, où il écrit son ultime ouvrage, Aurélia ou le rêve et la vie.

Composées de vingt-six sections brèves, comme autant de rencontres impromptues provoquées par les lois du hasard, Les Nuits d’octobre s’inscrivent dans la lignée des écrits que Gérard de Nerval consacre à la capitale parisienne. La ville et son décor deviennent la matière même de sa langue, l’onirique et un quotidien teinté d’angoisse bercent ces promenades hallucinées. Le récit de ces nuits passées à déambuler jusqu’à se perdre dans le quartier des Halles compte parmi les plus belles pages que le poète consacre à Paris, à ses rues et ses cafés. C’est d’ailleurs au détour de la rue de la Vieille Lanterne que Nerval touchera au crépuscule de sa vie, choisissant de mettre fin à ses jours pour rejoindre le silence. La magie de ces pages sera célébrée par les surréalistes. André Breton en fera même une source d’inspiration pour ses propres errances.
Image de couverture : Le Vent du Riatt.

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